Introduction

Les offices cantonaux des poursuites (OCP) et des faillites (OCF) jouent un rôle essentiel pour notre canton. Sans eux, l'économie genevoise ne pourrait tout simplement pas fonctionner. Le volume de dossiers traités par ces offices est particulièrement élevé: à titre de comparaison, l'OCP réalise 10% de l'activité de l'ensemble de la Suisse en matière de poursuites. Le travail de l'OCP et de l'OCF est aussi précieux qu'il est difficile. Les collaboratrices et collaborateurs de ces offices sont en effet confronté-e-s chaque jour à la détresse humaine. Malgré tout, ils-elles s'efforcent de délivrer des prestations de qualité, dans l'intérêt général, avec empathie et professionnalisme. 

L'OCP et l'OCF ont rejoint le département des finances et des ressources humaines en janvier 2019, suite à une réorganisation du Conseil d'Etat. Depuis lors, je me suis attachée à poursuivre ou à engager les réformes nécessaires au sein de ces offices, non seulement dans l'intérêt des usagers mais également dans celui des collaboratrices et des collaborateurs.

 

Réalisations 

Changement culturel et organisationnel à l'office cantonal des poursuites 

L'OCP a connu divers dysfonctionnements suite à une bascule informatique intervenue en 2016. Ces difficultés ont donné lieu à une réorganisation en profondeur initiée en 2017. L'office a également fait l'objet de plusieurs audits. Il a répondu aux recommandations formulées et a également mis en œuvre plusieurs plans d'actions stratégiques. Ce travail a permis une nette amélioration des prestations à la population. Toutefois, il est apparu que la motivation du personnel n'a pas suivi cette évolution positive. 

Dans ce contexte, j'ai tenu à initier une démarche participative avec l'ensemble des collaboratrices et collaborateurs visant à revoir l'organisation de l'office, afin notamment d'améliorer la qualité de vie au travail et par voie de conséquence la qualité des prestations délivrées.


Cette démarche a donné lieu à un rapport de synthèse qui a été présenté aux collaboratrices et collaborateurs au mois de décembre 2019. Parallèlement aux conclusions de ce rapport, j'ai décidé d'initier un véritable changement culturel et organisationnel en m'inspirant de la réforme qui a été accomplie ces dernières années au sein de l'office cantonal des faillites (OCF). Concrètement, cette décision s'est traduite par la création d'une seule direction générale supervisant les deux entités, celles des poursuites et des faillites.


L'objectif de cette réorganisation n'est pas de réinventer l'office des poursuites, mais bien de poursuivre ce qui a été fait avec une gouvernance renforcée et, je le souhaite, une collégialité renouvelée. Il s'agit d'une démarche constructive d'amélioration qui s'inscrit dans une logique d’efficience des prestations et de qualité du cadre de travail.